Renaissance de la ligne Lausanne–Berne?

Grand soleilLausanne–Berne: un tronçon CFF capital, mais trop lent. Depuis Berne, un train met 66 minutes au minimum pour rejoindre Lausanne. Alors, quelles solutions? D’abord augmenter la vitesse. Aujourd’hui, un convoi roule à 95 km/h entre Lausanne et Berne, mais à 175 km/h entre Berne et Zurich. Le conseiller aux Etats Olivier Français a déjà proposé plusieurs variantes pour combler ce retard. Puis la valorisation de la ligne de la Broye et le percement d’un tunnel jusqu’à Vauderens ou Châtillens, pour éviter le détour par Puidoux (voir infographie). Dossier complet dans Le Matin Dimanche du 24 mars 2019, sous la plume de Dominique Botti (infographie ARC Jean-Bernard Sieber, Florian Cella).

Boucle de Genève Aéroport: des milliards à économiser!

Grand soleilDans son édition du 10 mars 2019, Le Matin Dimanche revient, sous la plume de Julien Culet, sur le projet de boucle par l’aéroport dû à l’ingénieur Rodolphe Weibel et susceptible d’épargner des milliards de francs à la Confédération, au canton et à la ville de Genève. Détails complémentaires sur le blog de Rodolphe Weibel.

Rail lémanique: un chantier perpétuel

Soleil et nuages«Chaque kilomètre est en chantier entre Genève et Lausanne, relève Alain Barbey, directeur régional des CFF pour la Suisse romande. La situation est extrême. Sans vouloir se plaindre, on doit expliquer sa particularité. Entre les deux villes, il n’y a pas de ligne alternative». L’axe voit passer 670 trains par jour. «C’est la ligne la plus dense de Suisse, voire sans doute d’Europe», souligne le dirigeant. On y compte quotidiennement 60 000 voyageurs, un total qui dépasse les précédentes prévisions et qui, à l’horizon 2030, devrait grimper à 100 000 passagers journaliers. Suite de l’article dans 24 heures du 22 février 2019, sous la plume de Marc Moulin.

 

Le Lausanne-Echallens-Bercher poursuit sa mue

Grand soleilDès le 11 août 2019, le LEB circulera à la cadence du quart d’heure entre Lausanne et Echallens. Outre la poursuite du percement du tunnel sous l’avenue d’Echallens, à Lausanne, la transformation de nombreuses gares se poursuivra jusqu’en 2022. Tous les détails dans 24 heures du 28 décembre 2018 (graphique P. FY).

 

Plus vite du Chablais à Berne

Grand soleilLe 10 décembre 2018, Frédéric Borloz, conseiller national PLR  et syndic d’Aigle, a déposé deux postulats visant à accélérer les trajets ferroviaires reliant le Chablais, la Riviera, Lausanne d’une part, et Berne d’autre part. Le postulat 18.4155 demande au Conseil fédéral d’étudier toutes les variantes permettant de relier le Chablais et la Riviera à Berne par la ligne du Train des Vignes (Vevey–Puidoux-Chexbres via Chexbres-Village), tandis que le postulat 18.4154 propose des corrections de la ligne historique Lausanne–Fribourg pour obtenir un temps de parcours Lausanne–Berne inférieur à une heure. 24 heures s’en fait l’écho dans son édition du 11 décembre.

A titre de rappel
:
• dès 2006, la citrap-vaud a eu des contacts avec les CFF (voir sur cette page)  en vue d’obtenir une liaison directe Vevey–Palézieux (–Fribourg–Berne), tout en maintenant les excellentes correspondances qui ont existé pendant plusieurs années jusqu’à fin 2016 (à Chexbres-Village, Corseaux-Cornalles et Vevey-Funi pour/de Lausanne ou Palézieux via Puidoux-Chexbres, respectivement pour/de Lausanne ou Montreux via Vevey).
Résultat, en bref: pas possible, en tout cas pour l’instant.
• De plus, trois interpellations dans ce sens ou incluant ce sujet, ont été déposées:
– la première en automne 2016 devant le Conseil communal de Vevey, à laquelle la Municipalité a répondu négativement;
– les deux autres au printemps 2017 devant le Grand Conseil, auxquelles le Conseil d’Etat a donné en avril 2018 une réponse très détaillée, négative également.
• La ligne du Train des Vignes est à voie unique sur l’entier de son parcours et le seul  évitement, autrefois situé à Chexbres-Village, a été supprimé il y a plusieurs années: cela complique sérieusement la mise en service d’une liaison directe telle que décrite plus haut.

Le 19 décembre 2018, le quotidien 24 heures publie la lettre d’une lectrice demandant, en réaction à l’annonce des postulats signalés en tête de cet article, une meilleure desserte de Chexbres-Village.

Résurrection de la ligne ferroviaire Delle–Belfort

Grand soleilLes trains vont à nouveau circuler entre Delle et Belfort dès le 9 décembre 2018, après 26 ans d’interruption. Les deux trains inauguraux, suisse et français, se sont retrouvés le 6 décembre en gare de Delle, à quelques centaines de mètres de la frontière suisse, en présence de nombreux élus des deux pays dont la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Quelques détails dans Le Temps du 7 décembre 2018 sous la plume de Bernard Wuthrich (photo Keystone/Bist/Roger Meier tirée de 24 heures du 7 décembre).

Saut-de-mouton Prilly-Malley-Renens: c’est parti!

Grand soleilLes autorités fédérales, vaudoises et genevoises ainsi que les CFF ont donné le vendredi 30 novembre 2018 à Renens le premier coup de pioche d’un élément-clé du développement de l’offre ferroviaire sur l’arc lémanique: le saut-de-mouton Renens–Prilly-Malley. Un ouvrage indispensable et complémentaire aux autres projets Léman 2030 en construction ou planifiés entre Lausanne et Renens. Tous les détails dans le communiqué de presse, ainsi que dans un extrait du téléjournal de la RTS du même jour.

Neuchâtel–La Chaux-de-Fonds: bâtir ou retaper?

Soleil et nuagesDans le message PRODES récemment publié par le Conseil fédéral, il est toujours question de corriger la ligne historique pour 821 millions, en supprimant le cul-de-sac de Chambrelien et en perçant un nouveau tunnel entre Les Hauts-Geneveys et La Chaux-de-Fonds. Le temps de parcours serait alors de 21 minutes, contre 28 minutes aujourd’hui; mais le projet original d’une direttissima, avec un trajet de 14 minutes seulement, a toujours la faveur du Gouvernement neuchâtelois. Arcinfo, dans son édition du 1 novembre 2018, résume le dossier, d’une grande importance pour l’unité du canton (infographie Arcinfo).

Infrastructure CFF: ombres et lumière de la pause estivale

Soleil et nuagesDès le lundi 27 août, l’horaire habituel reprend ses droits dans toutes les régions. Ainsi, le tronçon Lausanne–Puidoux-Chexbres a été entièrement interdit à la circulation pendant sept semaines; les travaux ont pu être exécutés conformément à la planification, sans interruption, dans des délais nettement plus courts (7 semaines au lieu de 8 mois) et à un coût 20% inférieur.

Alors que les CFF se félicitent du bon déroulement de leurs multiples chantiers (voir le communiqué du 27 août 2018), les voyageurs sont plus critiques. Le double incident du mercedi 22 août (accident de personne, suivi d’un arrachage de la caténaire) a paralysé totalement l’axe Genève–Lausanne pendant plusieurs heures. Dans Le Matin Dimanche du 26 août, Ariane Dayer résume son expérience: «Cet été de travaux aura montré la fragilité du réseau ferroviaire en Suisse romande. Mais aussi celle des CFF eux-mêmes. On peine à croire qu’au XXIe siècle, dans un pays aussi riche, pour un réseau qui applique des tarifs aussi costauds, il soit si difficile de remplacer les trains par des bus. Que Lausanne puisse être coupée de Genève pendant tant d’heures… À force de marketing et de désir d’être compris, les CFF ont oublié un léger détail: quand on monte dans un train, c’est pour arriver quelque part.» Une intéressante suggestion est enfin proposée par une lettre de lecteur, parue dans 24 heures du 29 août, pour faire face aux enjeux des naufragés du rail.

Chantier de La Conversion sur l’axe Lausanne-Puidoux, état au 8 août 2018 (photo D. Mange).

Delémont–Delle, l’autre super chantier des CFF

Grand soleilCinq semaines sans train sur la ligne Delémont-Porrentruy-Delle, c’est le prix à payer pour relier Bienne à Paris via Belfort, sans détour par Bâle. L’effort principal est réalisé côté français, avec la réhabilitation de la ligne Delle-Belfort, fermée en 1992. Sa réouverture le 9 décembre 2018 fera de Porrentruy la ville suisse la plus proche de Paris. Une liaison cadencée qui avait son impératif côté suisse: doubler la voie en gare de Bassecourt pour permettre le croisement des convois. Plus de détails dans Le Matin du 12 juillet 2018 (graphique Le Matin).