La grande saga des trains de nuit

Grand soleilGenève-Rome, Zurich-Barcelone, Thoune-Amsterdam: qui se souvient encore de ces trains de nuit qui reliaient la Suisse à l’Europe? Partout, mais surtout à l’ouest du continent, ces liaisons ont été démantelées au cours des dix dernières années: pas assez rentables, elles n’ont pas résisté à la croissance du trafic aérien à bas coût, ou encore au développement du TGV et de l’autoroute. Le quotidien Le Temps est parti à la découverte de cinq parcours mythiques, décrits tout au long de la semaine du 19 au 23 août 2019:

Paris–Venise, sous la plume de Céline Zünd.
Madrid–Lisbonne, par Boris Busslinger.
Prague–Budapest, par Olga Yurkina (texte et photo).
Bâle–Berlin, par Céline Zünd.
Stockholm–Narvik, par Xavier Filliez.

Wagons-lits arrimés à wagons de fret?

Soleil et nuages«Objectif train de nuit» est le nom d’une nouvelle organisation européenne, née à Paris, qui veut lutter contre l’augmentation du trafic aérien et la pollution qu’elle suscite. La nouvelle association défend une idée neuve: rajouter des wagons-lits dans les convois marchandises qui roulent de nuit. Une première ligne relierait Francfort à Barcelone en passant par Bâle, Berne, Lausanne et Genève. Tous les détails dans 24 heures du 16 juillet 2019 (graphique 24 heures).

Trains de nuit: la résurrection

Grand soleilLe débat climatique, en particulier la charge écologique de l’aviation, ouvre de nouvelles perspectives aux trains de nuit. Le 7 juin 2019, la conseillère nationale Isabelle Chevalley (PVL/VD) est devenue, à Paris, vice-présidente de l’association franco-suisse «Objectif Train de nuit», qui espère réintroduire les liaisons nocturnes dans la partie ouest du continent. Suite de l’article dans Le Temps du 8 juin 2019, sous la plume de Bernard Wuthrich, échos de cette problématique dans l’éditorial et dans l’article du Courrier du 7 juin sous la plume de Laura Drompt et Sevan Pearson.

Vols bon marché, l’envers du bonheur

Soleil et nuages«L’avion, le train ou la voiture? Que choisir avant de faire ses valises? De plus en plus souvent, l’avion prend le dessus, notamment en raison des prix imbattables qui sont proposés. Les conséquences sont connues. La très forte croissance du trafic aérien contribue fortement à réchauffer le climat. Les autres modes de transport font-ils mieux? Et dans quelle mesure?» Le dossier de 24 heures du 5 janvier 2019 est consacré à la comparaison de ces divers modes de transport sur le plan de la production du gaz à effet de serre. On y traite notamment de la disparition des trains de nuit et des limitations du train à grande vitesse face aux vols à bon marché (graphique G. Laplace).

Bulle–Paris: le train rit, l’avion pleure

Grand soleilL’émission A bon entendeur (RTS UN) du 6 novembre 2018 a mis en compétition, sur le trajet Bulle–Paris, six modes de déplacement: le train à grande vitesse, le bus à longue distance, le covoiturage, la voiture électrique, l’avion et la voiture à essence. Dans les mêmes conditions (trajet d’une personne, aller simple, billet réservé un mois à l’avance), les résultats ont été analysée selon trois critères: l’émission de CO2, le prix et le temps de parcours. Le train gagne la médaille d’or pour la production de CO2 (11 kg) et la durée (5h38), tandis que pour le prix du déplacement c’est la voiture électrique qui est en tête (93 CHF). Avec ses 6h41 de voyage et sa production de 102 kg de CO2, l’avion fait pâle figure à côté du train…

Crise climatique: la traction électrique chasse le moteur diesel

Grand soleilQuelles technologies remplaceront le moteur diesel? Dans les stands de l’exposition InnoTrans, qui a réuni à Berlin, du 18 au 21 septembre 2018, les spécialistes mondiaux des transports publics, deux stratégies s’affrontent. D’un côté, les piles à combustible alimentées en hydrogène, choisies notamment par l’entreprise française Alstom (rame Coradia Ilint); de l’autre, celle du canadien Bombardier, qui vise à investir dans les trains à batteries électriques (rame Talent 3). Le Temps du 21 septembre 2018, sous la plume de Delphine Nerbollier, relate ce défi.

Rame Coradia Ilint d’Alstom, avec piles à combustible alimentées en hydrogène; cette rame circule dès le 18 septembre 2018 en Basse-Saxe (photo Patrik Stollarz, AFP).

Le train à la place de l’avion?

Grand soleilLe transport aérien est en passe de devenir la principale source de réchauffement climatique; d’ici 2030, il épuisera à lui seul le budget carbone que la Suisse peut consommer en une année. Inquiets de cette situation, une centaine d’organisations, associations et partis ont adressé le 9 avril 2018 une lettre à la conseillère fédérale Doris Leuthard. Ils proposent que la Suisse prélève une taxe sur les billets d’avion, qu’elle s’engage pour un impôt sur le kérosène au niveau mondial et qu’elle promeuve des modes de transport plus durables, tels que les trains de nuit, aujourd’hui pratiquement disparus. Plus de détails dans Le Matin du 9 avril 2018 et dans la lettre originale envoyée le même jour à Doris Leuthard.

Le Matin Dimanche revient longuement sur ce dossier dans son édition du 15 avril 2018.