Remplacer les avions par des TGV

Grand soleilL’électrochoc causé par la pandémie, conjugué au souci environnemental, joue en faveur du grand retour du train pour les courtes et moyennes distances. C’est la conviction de l’Association européenne pour le développement du transport ferroviaire (AEDTF), qui, dès le 11 mai 2020, premier jour du déconfinement, est montée au créneau en demandant «un nouvel équilibre» entre le train et l’avion, afin que le rail retrouve le «rôle majeur qu’il avait autrefois». Voir l’analyse complète du Matin Dimanche du 17 mai 2020, sous les plumes d’Ivan Radja et Clément Bonard, ainsi que notre page Actualité du 14 mai consacrée au communiqué de l’AEDTF (photo Philippe Lopez/AFP).

Voyages internationaux après la pandémie: quelle place pour le rail?

Grand soleilSuite à la pandémie, l’Association européenne pour le développement du transport ferroviaire, section suisse  (AEDTF-CH), demande qu’un nouvel équilibre entre le train et l’avion soit favorisé et que le rail retrouve le rôle majeur qu’il avait autrefois. Au trafic aérien les déplacements professionnels encore nécessaires et les trajets les plus longs; au rail les relations sur les courtes et moyennes distances, ainsi que le trafic de loisirs. L’effort doit être mis sur le développement de relations ferroviaires modernes (confortables), directes (sans changement) et pratiques (billetterie harmonisée); atteindre Londres, Bruxelles, Rome, Barcelone, Nice ou Amsterdam par train direct au départ de la Suisse doit redevenir une évidence. Tous les détails dans le communiqué de presse de l’AEDTF-CH du 11 mai 2020.

La motion «Stratégie pour augmenter à long terme le nombre de correspondances internationales du trafic ferroviaire voyageurs», déposée par la conseillère nationale Aline Trede (Groupe des Verts) le 20 décembre 2019, est une réponse partielle à la demande de l’AEDTF-CH. Cette motion a été heureusement adoptée par le Conseil fédéral le 12 février 2020.

Pour l’UBS, le train l’emportera sur l’avion après la crise

Grand soleilLa pandémie de coronavirus provoquera-t-elle un transfert modal décisif du transport aérien au rail? La banque suisse UBS répond par l’affirmative –du moins en Europe et en Chine– dans son rapport intitulé By Train or Plane? The Traveller’s Dilemma after Covid-19 and amid Climate Change Concerns (En train ou en avion? Le dilemme du voyageur après le Covid-19, au milieu des préoccupations liées au changement climatique). Voir le résumé de ce rapport sur le site de la revue française Ville, rail et transports du 28 avril 2020.

Trains de nuit: la résurrection

Grand soleilLe débat climatique, en particulier la charge écologique de l’aviation, ouvre de nouvelles perspectives aux trains de nuit. Le 7 juin 2019, la conseillère nationale Isabelle Chevalley (PVL/VD) est devenue, à Paris, vice-présidente de l’association franco-suisse «Objectif Train de nuit», qui espère réintroduire les liaisons nocturnes dans la partie ouest du continent. Suite de l’article dans Le Temps du 8 juin 2019, sous la plume de Bernard Wuthrich, échos de cette problématique dans l’éditorial et dans l’article du Courrier du 7 juin sous la plume de Laura Drompt et Sevan Pearson.

Vols bon marché, l’envers du bonheur

Soleil et nuages«L’avion, le train ou la voiture? Que choisir avant de faire ses valises? De plus en plus souvent, l’avion prend le dessus, notamment en raison des prix imbattables qui sont proposés. Les conséquences sont connues. La très forte croissance du trafic aérien contribue fortement à réchauffer le climat. Les autres modes de transport font-ils mieux? Et dans quelle mesure?» Le dossier de 24 heures du 5 janvier 2019 est consacré à la comparaison de ces divers modes de transport sur le plan de la production du gaz à effet de serre. On y traite notamment de la disparition des trains de nuit et des limitations du train à grande vitesse face aux vols à bon marché (graphique G. Laplace).

Le train à la place de l’avion?

Grand soleilLe transport aérien est en passe de devenir la principale source de réchauffement climatique; d’ici 2030, il épuisera à lui seul le budget carbone que la Suisse peut consommer en une année. Inquiets de cette situation, une centaine d’organisations, associations et partis ont adressé le 9 avril 2018 une lettre à la conseillère fédérale Doris Leuthard. Ils proposent que la Suisse prélève une taxe sur les billets d’avion, qu’elle s’engage pour un impôt sur le kérosène au niveau mondial et qu’elle promeuve des modes de transport plus durables, tels que les trains de nuit, aujourd’hui pratiquement disparus. Plus de détails dans Le Matin du 9 avril 2018 et dans la lettre originale envoyée le même jour à Doris Leuthard.

Le Matin Dimanche revient longuement sur ce dossier dans son édition du 15 avril 2018.