L’entreprise des Transports publics du Chablais (TPC) a récemment annoncé à la commune d’Ormont-Dessus son intention de «cesser son activité commerciale» aux Diablerets. En clair: le guichet de la halte située à l’extrémité de la ligne Aigle-Sépey-Diablerets (ASD) fermera au 31 décembre 2016. L’abandon de la gare ne signifie pas sa fermeture pure et simple, insiste Claude Oreiller, directeur des TPC: «La salle d’attente et un automate seront accessibles». Par ailleurs, le projet de prolongement de la ligne de plusieurs centaines de mètres pour rapprocher la gare des installations touristiques est toujours à l’étude. Tous les détails dans 24 heures du 26 octobre 2016 sous la plume de David Genillard.
Archives de catégorie : Gare
Assens: la gare du LEB transformée
Le Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) met à profit les sept semaines de vacances scolaires pour doubler les voies et construire deux quais. En aval de la gare d’Assens, la terre du Gros-de-Vaud est à nu. Difficile de croire que dans un mois, les rames du LEB passeront à nouveau des dizaines de fois par jour à cet endroit. Plus de détails dans 24 heures du 22 juillet 2016 sous la plume de Sylvain Muller (photo Marius Affolter).

De l’EPFL à l’EPFZ en InterCity!
Le tunnel du Weinberg à Zurich, ce «miracle qui rapproche Romands et Alémaniques» selon 24 heures du 12 juillet 2016, appelle la réflexion suivante.
Une nouvelle ligne CFF directe, de Morges à Lausanne via les Hautes Ecoles, est un projet tout récent, lancé à l’initiative de l’actuelle direction de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), sous la houlette de son président Patrick Aebischer (cf. Transports romands, No 30, juin 2016, pp. 18-19).
Du côté de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Ulrich Weidmann, vice-président de l’EPFZ et ancien professeur des systèmes de transport, a lancé l’idée d’aménager une gare, commune à l’EPFZ et à l’Université de Zurich, en observant que la nouvelle ligne diamétrale –reliant la gare principale de Zurich à Zurich-Oerlikon– passe à l’aplomb du bâtiment central de l’EPFZ, à la Rämistrasse: une batterie d’ascenseurs permettrait de gagner une station souterraine creusée dans la colline du Weinberg (cf. Schweiz am Sonntag, 15. August 2015).
A terme, nous aurions donc deux centres majeurs de la recherche suisse directement reliés via les trains InterCity de la ligne Genève–Saint-Gall. Cette connexion préfigure très exactement le rêve de Martin Vetterli, le président désigné de l’EPFL, qui prône la création d’une Vallée suisse de l’innovation –selon le modèle de la Vallée du silicium californienne– irriguée par un système de transport exemplaire, le chemin de fer.
Les pièces du puzzle se mettent en place, et la barrière de rösti ne résistera pas aux InterCity reliant directement les Hautes Écoles lausannoises à celles de Zurich.
Daniel Mange, prof. hon. EPFL
Paru dans le «Courrier des lecteurs» de 24 heures, édition du 15 juillet 2016 (infographie 24 heures).

Du 11 au 20 avril 2016, la mobilité ferroviaire de demain s’expose à Cornavin
Du 11 au 20 avril 2016, l’exposition Léman 2030, consacrée aux développements de l’offre ferroviaire des prochaines années, se tient dans le hall central de la gare de Genève. Cette exposition permet aux citoyens de découvrir de plus près les projets qui contribueront à améliorer leurs déplacements de demain, au premier rang desquels l’agrandissement souterrain de Cornavin. Tous les détails dans le communiqué de presse des CFF du 11 avril 2016.
Luc Barthassat, conseiller d’Etat, inaugure l’exposition (photo CFF).
L’extension de la gare de Genève Cornavin sera souterraine
La convention cadre posant les bases de la réalisation de l’extension souterraine de la gare de Genève Cornavin a été signée le 7 décembre 2015. Les commanditaires-financeurs, à savoir la Confédération (au travers de l’Office fédéral des transports), le canton de Genève et la ville de Genève, chargent les CFF, en tant que maître d’ouvrage, de construire une gare souterraine comprenant deux voies et un quai pour un coût de 1,6 milliard de francs (+/- 30%). L’augmentation des capacités de Cornavin est un préalable indispensable pour pouvoir continuer d’étoffer l’offre ferroviaire après l’entrée en service du Léman Express. Tous les détails dans le communiqué de presse du 7 décembre 2015; un autre son de cloche sur le blog de Rodolphe Weibel du même jour.

La gare de Château-d’Oex prête à recevoir le TransGoldenPass
Dès 2018 les futures rames du TransGoldenPass relieront Montreux à Interlaken sans transbordement à Zweisimmen. Pour accueillir ces rames longues de 220 mètres, la gare de Château-d’Oex a fait peau neuve, en s’équipant notamment d’une cinquième voie et d’un long quai central, couvert et relié au village par un passage souterrain. Description du projet dans 24 heures du 19 novembre 2015, sous la plume de Claude Béda (Photo: Philippe Maeder, 24 heures).

Léman Express battra au quart d’heure entre Coppet et Lancy–Pont-Rouge
La première étape du Léman Express (ex CEVA) prévoit une circulation des trains au quart d’heure entre Coppet et Lancy–Pont-Rouge aux heures de pointe dès fin 2017. Les travaux nécessaires à ce développement de l’offre ont débuté le 6 octobre 2015. Pour un investissement d’environ 100 millions de francs, financés par la Confédération et les cantons de Vaud et Genève, deux îlots de croisement des trains régionaux seront construits dans les gares de Mies (VD) et Chambésy (GE). Plus de détails dans le communiqué de presse du 6 octobre 2015.
(Photo 24 heures/Keystone)
Ligne de la Broye: cadence à la demi-heure dès 2017
Le Canton de Vaud et les CFF ont signé une convention de financement des études d’adaptation et de modernisation des gares de Lucens et d’Ecublens-Rue. Ces travaux permettront d’introduire, fin 2017, la cadence à la demi-heure en semaine du RER vaudois sur la ligne de la Broye, ainsi qu’une liaison horaire directe entre Morat et Lausanne. L’intensification de l’offre dans la Broye est complétée par le développement du RER Fribourg|Freiburg et par d’importants aménagements prévus sur la ligne Lausanne–Berne ces prochaines années. Plus de détails dans le communiqué de presse du Canton de Vaud et dans 24 heures du 25 septembre 2015.
1,6 milliard: le prix de la gare souterraine de Genève-Cornavin
A l’été 2013, une expertise indépendante concluait à la faisabilité d’une gare souterraine à Genève pour un montant évalué alors à 1,2 milliard de francs. Dans le cadre des études préliminaires qui ont suivi, plusieurs variantes visant à optimiser le projet ont été examinées. Il en ressort qu’une solution devisée à 1,652 milliard, avec une marge de +/- 30%, permet de réaliser l’offre prévue pour 2025 avec une réserve permettant une extension ultérieure. Le rapport final des experts sera rendu à la fin juillet, tandis que le détail de la variante finale, de son financement et de son calendrier sera connu cet automne (communiqué de presse de l’Office fédéral des transports du 27 juin 2015).
La boucle de Rodolphe Weibel. L’ingénieur Rodolphe Weibel propose de son côté une variante radicalement différente, d’un montant de 531 millions. En prolongeant la double voie CFF de Genève-Aéroport jusqu’à Genthod-Bellevue, sur la ligne historique Genève–Lausanne, il instaure une exploitation ferroviaire en boucle à sens unique (Genthod–Cornavin–Aéroport–Genthod) diminuant de moitié le trafic en gare de Genève-Cornavin et rendant superflue l’extension de celle-ci.
RER franco-valdo-genevois: 4ème voie en gare de Mies
Le Conseil d’Etat vaudois demande au Grand Conseil d’accepter la participation cantonale de 26,4 millions de francs pour la création d’un point de croisement, avec la construction d’une quatrième voie, à Mies. Il s’agit d’un projet essentiel pour la mise en service de la fréquence 15 minutes entre Coppet et Genève, puis Annemasse, du futur RER franco-valdo-genevois. Le nom de ce réseau ferroviaire desservant 900 000 habitants sur deux pays donne lieu actuellement à un vote sur Internet. Tous les Vaudois sont invités à y participer (voir le communiqué de presse du Conseil d’Etat du 4 juin 2015).