Panique à Tolochenaz, réveil de la Métropole lémanique

OrageGrand soleil«La stabilité de la mobilité au sein du deuxième pôle économique du pays dépend grandement d’une seule et fragile ligne de chemin de fer. Une situation unique en Suisse entre deux grandes villes et régions. Quand cet axe central est rompu, comme ces jours, la situation devient intenable pour des dizaines de milliers de pendulaires et de voyageurs, mais aussi pour la desserte logistique. Les Cantons de Genève et Vaud jugent indispensable la réalisation d’une nouvelle ligne ferroviaire à l’horizon 2050 avec, comme première étape en 2035, la mise en service d’un tunnel à double voie entre Morges et Allaman et une gare souterraine de Genève conçue pour garantir les capacités à long terme.» Suite dans le communiqué de presse de la Métropole lémanique du 11 novembre 2021.

L’affaissement de Tolochenaz a déclenché une multitude de réactions, en particulier la présence de la citrap-vaud et de son président Tobias Imobersteg dans l’émission Forum de la RTS du 11 novembre, des réactions du CEO des CFF Vincent Ducrot dans Le Temps et dans 24 heures du 12 novembre, du président du Conseil d’Etat genevois Serge Dal Busco dans 24 heures du même jour, des réactions de l’assemblée générale OuestRail du vendredi 12 novembre dans Le Temps du 13 novembre et 24 heures du même jour, des visions futuristes du transport ferroviaire dans Le Temps de ce même 13 novembre (dessin Chappatte dans Le Temps du 13 novembre).

Deux co-auteurs du rapport historique de la citrap-vaud  Ligne ferroviaire nouvelle entre Genève et Lausanne, Sara Ibanez et Eugen Brühwiler, ont témoigné dans l’émission Forum de la RTS du 13 novembre, tandis que Le Matin Dimanche  du 14 novembre reprenait le dossier sous l’angle des diverses variantes d’une ligne nouvelle. Enfin, l’émission TTC (Toutes taxes comprises) de la RTS du 15 novembre revient sur les rapports historiques de Bonnard & Gardel (1975) et de la citrap-vaud (2014). La palme de l’humour revient définitivement à Alexis Favre pour son billet intitulé sobrement «Le trou» dans Le Temps du même jour.

5 réflexions sur « Panique à Tolochenaz, réveil de la Métropole lémanique »

  1. Une nouvelle ligne ferroviaire à l’horizon 2050, c’était le consensus avant l’incident de Tolochenaz. Maintenant que tous sont convaincus de l’urgence de la situation, on ne peut pas se contenter de confirmer ce consensus, il faut aller rapidement de l’avant. Renoncer aux projets partiels – un peu de 3e voie ici, un bout de 4e voie là – et construire la nouvelle ligne à l’horizon 2030 ! Avec une gare souterraine à Genève ou par la boucle de l’aéroport ? Le long de l’autoroute ou en tunnel ? On sait maintenant ce qu’on risque en creusant… Et peut-être, vu l’urgence, en retardant d’autres projets ailleurs. Je m’en excuse auprès de mes amis britchons : contrairement à Genève, La Tschaux n’est pas coupée du pays !

    • D’ailleurs, il a été dit maintes fois que Genève est la seule ville de Suisse reliée au réseau national par une seule voie “sans itinéraire bis”, mais c’est faux : Le Locle est également dans ce cas.

      • Le Locle ? Tu pousses un peu: 2 km à faire en bus jusqu’à La Tschaux, qui est reliée au reste du pays par 3 lignes. Pas plus grave que Locarno, Mendrisio, Glaris… Et que dire de Coire ? Si la ligne Sargans-Coire est coupée, va-t-on considérer le col de l’Oberalp comme une alternative ?

  2. C’est complètement dingue. Tout le monde se pose la question si la nouvelle ligne passera à côté, en dessus ou dessous de l’autoroute A1. Personne ne se pose la question si, en 2050, alors que la neutralité carbone est censée être atteinte, l’autoroute aura encore une raison d’être.

  3. Il y a un besoin de construire cette ligne aujourd’hui, donc dans 29 ans les trains rouleront dessus. Déjà ça, c’est complètement ridicule, mais quand vous prenez en compte qu’on doit prendre des mesures drastiques pour combattre le réchauffement climatique, ça rend l’histoire plus ridicule que ridicule.

    En attendant, d’ici à 2035, ils auront construit 35’000 kilomètres supplémentaires de trains à grande vitesse en Chine. Mais bien sûr c’est parce qu’ils ne sont pas libres là-bas, ça doit être un enfer de vivre dans un pays où l’on peut refuser des compensations du gouvernement allant jusqu’à plusieurs fois la valeur de son terrain et où l’on peut circuler entre toutes les villes à 350km/h sans quelconques problèmes à un prix dérisoire même pour un ouvrier lambda!

    Je préfère clairement attendre 29 ans au nom de notre lenteur et de la liberté

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