Genève–Lausanne: encore un imbroglio ferroviaire!

OrageLe soir du 17 septembre 2026, un nouvel incident a paralysé totalement la ligne ferroviaire Genève–Lausanne pendant plus de trois heures; vers 17h00, la chute d’un câble à haute tension près de Denges (VD), due vraisemblablement à un volatile mal orienté, a coupé tout trafic. La compagnie reconnaît une mauvaise communication et le manque de solutions de remplacement: 18 bus disponibles, eux-mêmes englués dans une circulation routière débordée, face à des milliers d’usagers bloqués. La ligne ferroviaire reste maudite: le premier tronçon de délestage, entre Perroy et Morges, sera mis en service avant 2043 au mieux. Tous les détails dans 24 heures du 19 septembre 2026, dans l’éditorial de Julien Culet et dans l’article de Florent Quiquerez, ainsi que dans Le Temps du même jour, sous la plume de Théo Allegrezza et Lorène Mesot (photo Jean-Christophe Bott, Keystone, Le Temps).

Pas encore membre de la citrap-vaud? Vous pouvez adhérer illico en cliquant ici! Bravo et merci pour votre demande d’adhésion.

4 réflexions sur « Genève–Lausanne: encore un imbroglio ferroviaire! »

  1. Arrêtons de pleurnicher que « le premier tronçon de délestage, entre Perroy et Morges, sera mis en service avant 2043 au mieux ». Qu’est-ce que ça changera/changerait ?
    Comme le constatait déjà Jonathan Masur il y a 3 mois : même pour le « trou de Tolochenaz », ce tunnel n’aurait été d’aucune aide. Et comme la plupart des pépins surviennent entre Lausanne et Morges…

  2. Deux coupures totales en 3 semaines (le 28 août, puis le 17 septembre), toutes les deux entre Lausanne et Morges… Tout les deux incidents ont nécessité la fermeture totale du train *et de l’autoroute*, coupant Genève du reste de la Suisse. Il devient de plus en plus évident que le tunnel « Morges-Perroy », souvent mentionné, est utile uniquement pour la capacité, mais pas pour la redondance. Seul un vrai contournement de Morges par l’ouest permettrait d’avoir une redondance.

    J’avoue que l’argument de notre cher élu grison « Mais nous n’avons pas de redondance sur Coire-Zurich non plus » est très agaçant à entendre. L’arrogance de ces alémaniques me semble sans limite. Déjà c’est faux, il est possible de rejoindre Zurich depuis Coire par le col de l’Oberalp puis la ligne du Gothard-Nord. Mais surtout, Coire n’est pas une agglomération de 600 mille habitants comme Genève !! C’est pour cela que Porrentruy, Le Locle ou encore Einsiedeln peuvent se permettre d’être reliés au pays par une seule ligne de train, sans que ce soit un problème majeur, mais que pour Genève c’est une aberration.

    En attendant de peut-être convaincre ces messieurs les alémaniques d’arrêter de garder tout l’argent public des romands pour eux, nous attendons qu’un service de remplacement digne de ce nom puisse être organisé en cas d’incident entre Lausanne et Genève, avec au moins une soixantaine de bus au lieu de 15, et que ces derniers ne soient pas bloqués dans la circulation. Il faudrait également étudier sérieusement si des bateaux de la CGN pourraient servir dans ce genre de cas.

    • Et si la France voulait bien accepter la reconstruction d’Evian – St-Gingolph, fût-ce aux frais exclusifs de la Suisse…

  3. Bonjour
    Infrastructure et réseau: décisions bien tristes sans aucune réflexion et vision à très très long terme !!
    Ancien conducteur de train à la retraite …il y a de quoi s’arracher les cheveux sur nos responsables et dirigeants CFF,OFT,CONFEDERATION,CANTON !

    Le réseau du pays n’arrive pas à suivre avec l’infrastructure qui a besoin de mises à niveau, de grandes constructions… bien pensées et intelligentes… pour au moins les 50 ans à venir, voire la fin du siècle.
    Les têtes pensantes au CFF, à Berne, Canton de Vaud et à l’OFT continuent à ne pas voir intelligemment à long terme pour un rail du grand futur…
    Des trains bondés presque chaque jour sur certaines lignes devant faire descendre des voyageurs… incroyable,lamentable, une honte.

    Alors qu’à l’époque il existait des trains de « doublures» pour les heures de pointe et pour le spécial, mais seulement avec votre politique de limiter le personnel à n’en plus finir et de n’avoir que des trains navettes à attelages automatiques…

    On avait du matériel prêt…, des trains, des locomotives, des voitures de voyageurs, des mécaniciens prêts dans les grandes gares avec du personnel de manœuvre….

    Quand je vais à Genève – Aéroport avec le train, ou sans le train, et que je vois cette gare (e cul de sac) obligeant les trains à rebrousser et repasser par la gare de Cornavin je me dis à chaque fois quelles loupées, quel gâchis financier et d’infrastructure ouverte en 1987….nous sommes en 2026 ….39 ans que tout ceci est en service …..personne de tous ces grands décideurs des CFF et Confédération , cantons et autres n’ont été capables d’avoir une visions du futur à long terme, en essayant d’imaginer que le trafic et la population allaient bien évidemment augmenter……

    Il fallait utiliser ce « cul de sac» comme boucle de retournement en tunnel sous Genève SANS ETRE OBLIGE POUR CERTAINS TRAINS DE REBROUSSER PAR CORNAVIN et se raccorder à la ligne pour repartir sur Lausanne par exemple au niveau de Coppet au tronçon à quatre voies avec une troisième voie et des évitements à quatre voies jusqu’à Lausanne.

    Car à l’heure actuelle c’est un vrai bricolage . ….à coup de milliards ….
    une section à quatre voies pendant quelques kilomètres …(Coppet Versoix ),ensuite à nouveau deux voies pendant un long tronçon …ensuite , quelques kilomètres de dépassements à Perroy, ensuite à nouveau deux voies Morges – Renens .
    Le super bricolage un futur tunnel Morges – Perroy …….à 1.3 milliards ( 2040 )…
    ensuite Morges – Renens quelles solutions ?
    On apprend ces jours que vous allez réaliser la 3 ème voie Morges-Denges en 10 ans de travaux et 170 millions, et Denges -Renens ?

    Quels gaspillages de millions pour du rafistolage sans aucun suivi. Alors qu’une double voie en tunnel depuis la gare de Cointrin (1987) en direction de Lausanne rejoignant Coppet, Versoix et une 3 ème voie aérienne avec des sections à quatre voies jusqu’à Renens pour des dépassements aurait été une vraie vision d’avenir et du futur et que tout cela serait fonctionnel depuis des années avec des coûts bien inférieurs . Mais pour cela il faut de vrais cheminots, de vrais ferrovipathes , des gens qui connaissent tout le truc et non des décideurs qui les uns après les autres amènent leurs bricolages sans aucun suivi , souvent des Hautes Ecoles ne connaissant rien au chemin de fer

    Quel gâchis!

    Alain

Laisser un commentaire